|
Simulation
et mesure de l'amplificateur
Principe de l'amplificateur - Amplificateur à 0,9
GHz
L'amplificateur à réaliser est un amplificateur à 0,9GHz avec un gain maximum.
Pour faire cette amplification, on utilisera un transistor dont
la référence est AT 42085, c’est un transistor bipolaire Silicium de
chez HP. Ce transistor a une certaine impédance d'entrée et de
sortie. Comme nous travaillons à 50 ohms,
il nous faut faire une adaptation d'impédance en entrée et en sortie
(voir figure 1). Le gain
obtenu sera maximal lorsque l'adaptation sera réalisée simultanément en
entrée et sortie.

figure 1
Les adaptations seront réalisées grâce au placement en parallèle
d'un stub (voir figure 2) sur
une ligne microruban. Toutes les lignes et stubs auront une impédance caractéristique
de 50 ohms. Ceci se traduit par une
largeur de ligne de 1,52mm sur du substrat FR4 de hauteur h = 0,8 mm. On réalise cette adaptation en jouant sur
les longueurs l et d (voir figure
2)

figure 2 Dans un premier temps, pour avoir
l'impédance d'entrée et de sortie du transistor, on considère que
l'impédance d'entrée correspond au paramètre S11 et que
l'impédance d'entrée correspond au paramètre S22 ( le
transistor est considéré comme unilatéral donc S12 = 0). Ces paramètres sont définis
dans la documentation technique du transistor en fonction de la fréquence.
On prend donc les paramètres correspondant à la fréquence la plus
proche de celle que l'on veut. Dans notre cas nous prendrons les paramètres
correspondant à la fréquence de 1GHz au lieu de 0,9GHz. L'erreur due
à l'approximation ne sera donc pas très importante. On obtient des impédances
complexes :
Ze = S11 = 0,65 e-168°
Zs = S22 = 0,45 e-33°
Voyons donc comment déterminer les longueurs l et d pour
l’adaptation en entrée.
Pour obtenir le gain maximum, on montre qu’il faut présenter au
transistor l’impédance d’entrée et sortie conjuguée du
transistor, on la notera Ze* et Zs*. Comme le stub
est placé en parallèle, on travaillera alors uniquement avec des
admittances. Donc dans un premier temps nous allons convertir l’impédance
conjuguée en admittance. Pour obtenir cette admittance (ye*),
il suffit de prendre sur l’abaque de Smith le point diamétralement
opposé à l’impédance conjuguée (voir figure
3).
Le but de l’adaptation est donc de se retrouver au point ye*
sur l’abaque en étant parti du centre de l’abaque (yligne).
Pour ce faire on déplace le point yligne jusqu’au point yligne’(voir
figure 3), ce déplacement se
fait grâce au stub.
On va prendre une longueur de stub qui correspond au déplacement de yco
jusqu’à ystub (voir figure
3). On prend comme admittance yco car le stub que l’on
utilise est un circuit ouvert à son extrémité, il a une impédance
infinie et son admittance est nulle. Ensuite, grâce à la longueur l
(voir figure 3), on déplace
l’admittance yligne’ jusqu’à l’admittance ye*.
figure
3
Cette démarche est la même pour l’adaptation en sortie.
Et
nous obtenons comme longueurs :
|
Pour
l’adaptation en entrée :
l
= 31mm
d
= 15,5mm
|
Pour
l’adaptation en sortie :
l
= 23,7mm
d
= 54mm
|
Le transistor est un circuit actif c’est-à-dire qu’il faut
l’alimenter pour qu’il puisse amplifier un signal. Pour polariser le
transistor, on utilisera le montage de la figure 4.
Et on prendra comme valeurs suivantes pour les différents composants :
C = 100nF et L = 1 mH
R1 = 100ohms
R2 = 1KW car on souhaite une polarisation du
transistor à Vce = 8 V et Ic = 10 mA
Simulation
et mesure de l'amplificateur

figure 4
vous devez posséder sur votre ordinateur la police symbol
pour voir un affichage correcte des symboles d'unités
|